
Reggae Dub Party aux Docks Océane!
Plus qu'un phénomène, une légende reggae est née. Les 6 californiens de Groundation ont su capturer l’essence même du reggae roots et cherchent à élever ce genre, à une autre dimension en y ajoutant des substances jazz et dub.
A l’image des sessions nyabinghis la musique de Groundation s’articule autour de l’improvisation collective, de l’écoute et de la curiosité. Immergés dans la musique, partie intégrante de leur vie, Groundation avance ainsi des concepts que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Cette formation originale issue du jazz, est certainement le groupe le plus créatif de la scène reggae actuelle, tout en étant respectueux du reggae roots. Indispensable à voir en live, Groundation a la magie des plus grands, porté par le mysticisme et le charisme du leader Harrison Stafford notamment.
Zion Train ou les Pionniers de l'électro Dub! Tout commence le jour où David Tench, Neil Perch et Collin Cod sont licenciés de leur entreprise. Fans de dub, ils décident d’unir leurs efforts pour créer collectivement quelque chose de positif. Rejoints par Rachel Ninnow et Molara, ils montent un studio au nord de Londres, The Wibbly Wobbly World of Music, et fondent Zion Train en 1990.
Leurs premiers singles, sortis sous leur propre label Zion Records, sont des références. Tirés à peu d’exemplaires, Power One est très vite épuisé. Power Two, sorti en 1992, fait parti des références de Jah Shaka. Le troisième Jah Holds The Key, où l’on retrouve le vétéran du Studio One Devon Russell, et la sortie de leur premier album Passage To Indica, permet au groupe d’acquérir une solide réputation roots.
Leur sound system apporte un sang neuf en combinant les sons passés et futurs. Chaleur analogique et rigueur numérique : leurs albums sont à la croisée de la dance music et du reggae-dub traditionnel. Zion Train articule ses sets en dosant progressivement ses ingrédients. En mariant cuivres et boîtes à rythmes, basses synthétiques et clavier mélodique, chant et overdub à grand renfort d’échos et autres bidouillages habituellement réservés au travail en studio.
Concert présenté par Volume.
En 1998, 3 étudiants en jazz à l’Université de Sonoma County, California, se rencontrent et décident de former Groundation. Il s’agit d’Harrison Stafford (chant, guitare), Marcus Urani (clavier) et de Ryan Newman (basse).
Considéré comme le meilleur groupe de la scène reggae actuelle, les virtuoses californiens reviennent aujourd’hui avec un 5ème album, d’une rare intensité musicale : Upon the Bridge.
Le nom de Groundation est un subtil jeu de mot, qui prend ici avec ce groupe, tout son sens. En effet on entend parler pour la première fois de grounation (prise de terre ou assemblée de méditation) à la fin des années 40. Groundation c’est l’idée d’élever chacun au même niveau, afin que tous parlent et se sentent libre d’enseigner et d’apprendre. Groundation c’est aussi l’idée d’abstraire toute forme de hiérarchie et de niveau social dans le respect de chacun.
Pillier du groupe, chanteur et compositeur, Harrison Stafford est un homme fortement inspiré. Il a très jeune, beaucoup voyagé en Afrique mais aussi en Jamaïque. Animé par l’esprit du Rastafarisme, il calque son mode de vie et sa manière de voir le monde sur cette culture. Il livre à travers ses textes et la musique de Groundation un message pour tous, un message spirituel, pacifiste et audacieux. Son authenticité et sa sagesse lui ont apporté le respect des anciens Jamaïcains, Américans, Anglais. Beaucoup à ce jour ont posé leur voix sur les titres de Groundation: Cédric Myton, Don Carlos, Apple Gabriel, Ras Michael, Marcia Higgs. Pablo Moses et I Jahman sont présents sur l’album Upon The Bridge.
A l’image des sessions nyabinghis la musique de Groundation s’articule autour de l’improvisation collective, de l’écoute et de la curiosité. La musique, moyen de communication leur offre un langage commun. Immergés dans la musique, partie intégrante de leur vie, Groundation avance ainsi des concepts que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Avant tous musiciens de jazz, leur formation ne cesse d’évoluer, leur théorie de la musique est riche et leur permet de jouer avec précision des arrangements complexes. Groundation n’essaie pas de mêler consciemment le jazz au reggae. En découverte perpétuelle d’eux mêmes, leur but est de créer une nouvelle musique, originale. Une grande part de la composition et de l’orchestration musicale revient à Marcus Urani. De l’écriture aux arrangements musicaux, en passant par l’enregistrement studio, il dirige ce projet avec virtuosité et rigueur. On retrouve son travail jusqu’au mastering des albums, où il collabore avec Jim Fox, le légendaire ingénieur son du Lion & Fox Studio de Washington. On retrouve aussi l’esprit nyabinghis, dans l’attitude de Groundation: le groupe cherche à favoriser les rencontres et reste à l’écoute de chacun. Malgré le succès, le public de plus en plus nombreux, Groundation garde la même attitude. Humbles et simples ils recherchent sans cesse le contact avec le public.
Ecoute musicale sur http://www.myspace.com/groundation

